Tradition
Quelques mots clefs relatifs aux traditions des arts martiaux et du Karaté en particulier
(Voir le glossaire synthétique)
Shidoshi-ho
Instructeur débutant
Le Shidoshi-ho (指導士補) est un titre d’enseignant assistant, situé dans la hiérarchie des qualifications pédagogiques du Budo juste en dessous du Shidoshi (instructeur confirmé). Le suffixe Ho, qui signifie « assistant » ou « suppléant », indique que son détenteur est habilité à seconder un enseignant plus gradé dans l’encadrement des cours, sans toutefois porter l’entière responsabilité technique du dojo. Ce titre, distinct du grade de Dan proprement dit, marque une étape reconnue dans le parcours pédagogique d’un pratiquant se dirigeant vers l’enseignement.
Shihan
Maître
Maître, modèle. Dans le Kyokushin, un seul Shihan par pays, qui représente l’école
Le titre de Shihan se distingue de la hiérarchie des titres honorifiques Shogo (Renshi, Kyoshi, Hanshi — voir la fiche Hanshi), qui suit un cadre plus formalisé au niveau national ou international. Shihan est davantage un titre organisationnel, attribué en interne par une école ou une fédération pour désigner son enseignant le plus expérimenté ou son représentant national, avec une valeur et des critères qui varient sensiblement d’une organisation à l’autre.
Shishan-kaku
Assistant du maître
Assistant du maître
Shodai
Fondateur
Shoke (ou Shosei ou Shodai)Fondateur, chef de famille
Shoke
Fondateur
Shoke (ou Shosei/Sosai ou Shodai)Fondateur, chef de famille

Shomen
Ce qui est haut, ce qui est devant
Littéralement, Shomen est ce qui est devant.
Plus spécifiquement pour les pratiquants d’Arts Martiaux Japonais, le Shomen est ce qui est devant nous quand on entre dans le Dojo. Il s’y trouve généralement des portraits des fondateurs de l’école devant lesquels on s’incline avec respect en entrant et sortant de la salle.
Sur ce mur du Shomen, rien d’autres de devrait s’y trouver, ni matériel, ni posters, uniquement ce qui permet de signifier ce que l’école doit à ses fondateurs.
De la même manière, il est considéré comme irrespectueux de tourner le dos au Shomen et c’est la raison pour laquelle les entrainements sont normalement pratiqués à la perpendiculaire du Shomen afin de ne pas amener les étudiants à pratiquer dos au Shomen lors des exercices rectilignes. Evidemment, les salles sont parfois si petites qu’il est impossible de tenir cette règle d’étiquette.
Dans le rituel du Salut, ’Shomen Ni Rei’ est un ordre de saluer ce qui est devant et donc logiquement les fondateurs et en général ceux qui nous ont apporté cet héritage, qui ont marché sur la Voie devant nous et nous permettent de mieux la découvrir.
Shomen Ni Rei
Salut au maître fondateur
Le Shomen Ni Rei (正面に礼), le « salut face au Shomen », est le salut rendu en direction du mur d’honneur du dojo (le Shomen), où sont généralement affichés le portrait ou le nom du fondateur de l’école ainsi que d’autres symboles de la lignée martiale transmise. Ce salut intervient traditionnellement en tout premier lieu lors de la cérémonie d’ouverture du cours, avant le salut au Sensei (l’enseignant présent) et l’Otagai Ni Rei (salut mutuel entre pratiquants). Il exprime le respect envers l’histoire et la transmission de l’art plus que l’obéissance à une personne en particulier : c’est un hommage à ce qui dépasse le cours du jour, à la lignée de maîtres qui a permis au Karaté de se transmettre jusqu’au pratiquant présent sur le tatami.
Shosei
Fondateur
Shoke (ou Shosei/Sosai ou Shodai)Fondateur, chef de famille
Sosai
Fondateur
Sosai signifie fondateur. Masutasu Oyama est le Sosei du Kyokushinkai
Tashi
Expert
Expert
Waka sensei
Petit professeur
Le Waka Sensei (若先生), littéralement le « jeune maître », est un titre honorifique donné au successeur désigné du dirigeant d’une organisation ou d’un style de Karaté, généralement avant qu’il n’en prenne officiellement la direction. Ce titre marque la reconnaissance d’une filiation directe, souvent familiale, et souligne la continuité de la transmission au sein d’une école. On le retrouve notamment dans certaines organisations issues du Kyokushin, où la structure hiérarchique s’appuie fortement sur ce type de titres honorifiques distincts du seul grade technique.
Za
Assis
Le terme Za (座) signifie « siège » ou « position assise » et sert de racine à plusieurs mots du vocabulaire du dojo, notamment Seiza (position assise traditionnelle, jambes repliées sous soi) et Za-rei (le salut exécuté depuis cette position). S’asseoir en Za, généralement sur ordre de l’enseignant en début et fin de cours, marque un temps de recueillement et de concentration (Mokuso) qui structure la cérémonie d’ouverture et de clôture de l’entraînement, avant même l’échauffement physique proprement dit.

Za Rei
Salut traditionnel japonais
Le Za Rei (座礼) est le salut traditionnel japonais exécuté depuis la position agenouillée (Seiza), utilisé en ouverture et en clôture des cours de Karaté ainsi que dans de nombreuses autres disciplines japonaises. Le pratiquant incline lentement le buste vers l’avant, les mains venant se poser au sol devant les genoux pour former un triangle, sans jamais que la tête ne touche les mains ni que le regard ne quitte totalement son environnement — un point important, hérité des traditions de Budo, où rester attentif même en position de salut fait partie du respect mutuel. Les détails précis du Za Rei (profondeur de l’inclinaison, position exacte des mains) peuvent varier légèrement d’un style ou d’une école à l’autre, mais le principe de lenteur, de contrôle et de vigilance reste constant.

Zazen
Méditation en position assise
Zazen est une position assise en tailleur de méditation Zen. On appelle parfois le Zazen position du lotus, qui est utilisée par l’homme depuis la préhistoire dans de multiples cultures. Zazen n’est pas une théorie ni une sorte de connaissance que le cerveau doit absorbée. Le Zazen ne peut être qu’une pratique. On parle de "Shikantaza" qui veut dire seulement s’asseoir et se concentrer sur la pratique du Zen.
La pratique du Zazen est fortement recommandé pour le Karateka. Les deux disciplines sont unies dans le Bushido.