L'école Kyokushinkai

1. Introduction

2. Kyokushin Kumite

3. Sosei Masutatsu Oyama

4. L’esprit et les principes du Karate Kyokushinkai

5. Sites amis et recommandés

1. Introduction

Parmi tous les styles de Karate, celle fondée par Masutatsu Oyama est certainement la plus fascinante en raison de son caractère extrême. D’ailleurs Kyokushinkai signifie "voie de l’ultime vérité" et fait de nombreux adeptes depuis sa création avec plus de 12 millions de pratiquants.

Le style Kyokushin est réputé pour ses combats réels et ses KO spectaculaires, mais c’est d’abord avant tout un style de Karate très traditionnel, avec une discipline, une étiquette qui est sans doute aussi parmi les plus exigeantes.

Il possède ses Katas qui sont une addition de katas du nord et du sud, il développe toutes les techniques classiques du Karate et va même souvent au-delà. Par exemple quand la plupart des pratiquants de karate apprenent une manière de pratiquer de porter une frappe en Uraken, le pratiquant du style Kyokushin va en apprendre toute une palette, permettant d’utilisant cette zone de frappe dans toutes les situations.

Mais bien sur l’aboutissement du karate kyokushin est le combat. Le karateka pratiquant de kyokushin cherche toujours et avant tout à se préparer pour le combat. Le combat réel est l’épreuve de vérité et tout son travail va se concentrer sur le développement de ses capacités dans ses trois composants: tai (corps), waza (technique) et shin (esprit, mental).

Pour les plus combattants les plus endurcis, Maître Oyama avait établi une épreuve éprouvante, l’épreuve des cent combats (Hyakunin Kumite). Il l’a lui même réalisé et de nombreux champions l’ont réalisé. Elle se réalise encore pour les meilleurs dans toutes les écoles Kyokushin qui se sont multiplées depuis le décès du fondateur, au-delà de son organisation principal, l’IKO.

Introduction

2. Kyokushin Kumite

Le Karate Kyokushin croit à la force du combat réel pour développer son efficacité et poursuivre la Voie. C’est par la pratique du Kumite en situation de réalité que sont nés tous les grands maîtres du Karate Kyokushin. Attention cependant à la manière dont sont effectués les entrainements. Ils ne sont pas faits pour abimer ou détruire le corps, mais pour le fortifier. Nous ne saurons que trop recommander la pratique du Kumite dans le cadre d’un Dojo de renom.

Voici une vidéo d’entraînement au Kumite Kyokushin avec Kancho Matsui. On y découvre les spécificités du Kumite Kyokushin dans le cadre d’un entraînement traditionnel:

Kyokushin Kumite

3. Sosei Masutatsu Oyama

Extrait du site France Kyokushin:
"
Masutatsu Oyama est né en le 27 juillet 1923 dans le village de Kimje en Corée du Sud sous le nom de Hyung Yee. Le véritable nom de Masutatsu Oyama est Choi Young-i, mais il se fera surnommer un temps Choi Bae-dal (Bae-dal voulant dire peuple coréen). Il est né dans une famille aristocrate de yangban (lettrés), son père Sun Hyang étant maire de la ville de Gimje, près de Wa-Ryongri Yong-chi Myonchul Na Do, le véritable village natal de Masutatsu Oyama. Quatrième enfant d’une famille de 6 garçons et une fille, il découvre à l’âge de 9 ans le Kempô chinois et les arts martiaux anciens de Corée dans la ferme de sa soeur en Mandchourie. Le Gojû Ryu de Yamaguchi Gogen lui vient plus tard d’un travailleur saisonnier à la ferme de ses parents.

So Nei Chu Sosai et Maître Yamaguchi Gogen
Mais le jeune Masutatsu est un garçon turbulent. A 13 ans, son père l’envoie se calmer au Japon. Il change alors de nom pour adopter celui sous lequel le Monde entier va le connaître. A 15 ans, il part pour l’école militaire de Yamanachi dans l’espoir de devenir pilote. Il découvre le Karaté Do !

Masutatsu Oyama à 14 ans
A Tokyo, il suit l’enseignement des plus grands, parmi lesquels ô Sensei Funakoshi Gichin. Nidan en deux ans, il remporte en 1947 le premier "All Japan Tournament" réunissant tous les styles de karaté do. A 20 ans, il passe avec succès son 4e dan de karaté. Il pratique le Judo à l’académie militaire et 4 ans plus tard obtient son 4e dan. Mais il commence à regretter l’absence de contact et de réalité dans le style Shotokan qu’il pratique avec Yoshitaka Funakoshi.

Masutatsu Oyama (6e à partir de la gauche au 3e rang) reçoit son 4e dan de karaté
Après la défaite japonaise en 45, le Japon est occupé. Un soir, mas Oyama intervient dans une soirée pour protéger de jeunes danseuses d’un "gaijin" importun. S’en suit un début de rixe que conclut Mas Oyama d’un tsuki à la tête de l’américain. L’homme meurt sur le coup. Profondément touché par cet événement, Mas Oyama travaille dans une ferme pour verser une rente à la famille de la victime, et cela pendant plusieurs années.
Il rencontre alors So Nei Chu, expert de Gojû Ryu, qui lui conseille de compléter sa recherche par un travail interne spirituel. Il s’exile pour méditer 3 ans dans la solitude des monts Kiyosumi. Yashiro, un de ses élèves relève le défi et l’accompagne dans sa solitude. Ils ont pour seul contact M Kayama qui les ravitaille régulièrement. Il s’impose une discipline de fer et un entraînement rigoureux. Imprégné de Zen, il s’impose des entraînements draconiens hiver comme été, avec kihon sous les cascades d’eau glacée, course en montagne, frappes dans les arbres, etc. Le soir, c’est la vie et l’oeuvre de Myamoto Musashi qui à la lumière d’une bougie, vient renforcer sa volonté.

Il puise dans les formes anciennes coréennes le travail des coups de pieds auxquels il ajoute les balayages et les attaques dans les jambes. Le Gojû Ryu qu’il a appris du Maître Yamaguchi Gogen lui inspire les techniques de poing et le travail respiratoire. Il tire du Shotokan les principes de base du mouvement linéaire et y ajoute pour les gradés les formes circulaires du Taikiken de Maître Kenichi Sawai.
Yashiro craque au bout de 6 mois, et son mécène doit lui aussi l’abandonner au bout de 18 mois, l’obligeant ainsi à mettre un terme à cette épreuve de folie.

Quand il revient à la civilisation en 1950, il teste sa force sur un taureau. Il en affrontera 52 dans sa vie, en tuera 3, se contentant le plus souvent de leur briser les cornes du tranchant de la main. En 1952, il entame une tournée triomphale de démonstration et de défis aux états-Unis puis en Asie en affrontant karatékas, boxeurs, lutteurs et autres adversaires qu’il domine largement. Il répète l’expérience en Asie affrontant les meilleurs combattants d’Arts martiaux locaux, y compris en boxe Thaï.

En 1953, il ouvre un premier Dojo dans un quartier de Tokyo : Meijiro. C’est Shihan Bobby Lowe qui exporte pour la première fois ce style sévère en dehors du Japon, avec l’ouverture d’un Dojo à Hawai, après avoir été le premier "uchi deshi" (élève interne) pendant 18 mois.

1964 voit l’ouverture du premier Honbu Dojo, et c’est en fait seulement à cette date que Maître Oyama donne à son style le nom de Kyokushin
(l’école de l’ultime vérité). A partir de là tout s’enchaîne à une vitesse hallucinante.
Sosai Oyama - Hand of God
Au Japon, puis à travers le monde, Masutatsu Oyama a su faire connaître le Kyokushin avec la parution du livre "Vital Karaté", puis d’une véritable encyclopédie de 3 volumineux ouvrages : "What is Karaté", "This is Karaté" et "Advanced Karaté", où les différents aspects du travail du Kyokushin
sont analysés et détaillés. Il a aussi publié un condensé de son cheminement tout au long de la voie sous le titre "The Kyokushin way" (La voie Kyokushin). Maître Oyama est devenu de son vivant une véritable légende. Il a créé un style (Kyokushin signifie "ultime vérité") ou les combats se déroulent au K.-O. La casse et l’endurance servent aux élèves à se tester et à se surpasser ; kihon et kata y sont les outils principaux permettant à chacun de progresser sur la "voie".

Pour les plus endurcis de ses karatékas, Maître Oyama a établi une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire - Hyaku Nin Kumité - l’épreuve des 100 combats.
Actuellement, l’organisation Kyokushin représente au Japon et dans le Monde la plus forte école de Karaté do, avec plus de douze millions de pratiquants sur les cinq continents. Cette école est l’objet d’un impact médiatique fabuleux, mêlant les reportages télévisuels, les bandes dessinées, les dessins animés et les très nombreux ouvrages techniques ou romancés sur Maître Oyama lui-même. Son succès vient sans doute du côté spectaculaire de la "partie apparente de l’iceberg" : la réalité des combats.

Mais le Kyokushin est plus qu’un art du combat. C’est une école dotée d’une fabuleuse richesse technique où l’humilité est de rigueur, ou le respect de soi-même se gagne dans le respect d’autrui, ou le mental s’acquiert dans la rigueur nécessaire aux entraînements. En final, le combat ne représente plus qu’une partie d’un tout que l’on peut considérer comme un art de vivre.

Maître Oyama nous a quitté le 26 Avril 1994. Il est parti rejoindre au paradis les grands Maîtres qui comme lui ont écrit avec leur volonté et leur sueur l’histoire du Karaté do.
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Sosei Masutatsu Oyama

4. L’esprit et les principes du Karate Kyokushinkai

L’esprit du Karate Kyokushinkai

"L’esprit du Karate Kyokushinkai est le combat réel.
Il n’y a pas de preuve sans combat réel.
Sans preuve, pas de confiance.
Sans confiance, pas de respect.
C’est la définition du Karate Kyokushinkai dans le monde des arts martiaux."

Le Karate Kyokushinkai a établit un serment, composé de 7 préceptes, le Dojo Kun

Les 11 Mottoes de Masutatsu Oyama sont :

1. La Voie Martiale commence et se termine avec la courtoisie.
Il faut être courtois en toute circonstance.

2. Suivre la Voie Martiale est comme escalader une falaise. Il faut continuer toujours sans repos.
Cela demande une dévotion absolue à cette tâche.

3. Il faut saisir les initiatives en toute chose et tout le temps et se prémunir des actions qui conduisent à la paresse ou l’orgueil.

4. Même pour le Karateka la place de l’argent ne peut être ignorée.
Chacun doit être prudent de ne pas y devenir attaché.

5. La Voie Martiale est centrée sur la posture.
S’attacher à maintenir une posture correcte en permanence.

6. La Voie Martiale commence par 1000 jours et est maîtrisée après 10000 jours d’entraînement.

7. Dans les Arts Martiaux, l’introspection est une introduction à la sagesse.
Toujours voir la contemplation de votre action comme une opportunité d’amélioration.

8. La nature et le but de la Voie Martiale est universelle.
Tous les désirs égoistes doivent être brûlés dans les feux d’un entraînement dur.

9. Les Arts Martiaux commençent et se terminent par un point sur un cercle.
Les lignes droites découlent de ce principe.

10. La véritable essence de la Voie Martiale ne peut s’accomplir qu’avec l’expérience.
Sachant cela, apprendre toujours pour respecter sa demande.

11. Toujours se souvenir : dans les Arts Martiaux, les récompenses d’un cœur confiant et reconnaissant sont abondantes.

L’esprit et les principes du Karate Kyokushinkai

5. Sites amis et recommandés

Favori La voie Martiale - Kihon

Favori IKO Kyokushinkai

Favori ACBB Karaté Kyokushin

Favori France Kyokushin

Favori Blog de Céline Sempai

Favori Karate Test: Learn and Test your Knowledge

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