Maîtres Shotokan
Dans ce guide
1. Quelques noms
Le Shotokan est l’école la plus répandue. Elle comporte de multiples écoles mais reste celle directement héritée du fondateur du Karate moderne, Gichin Funakoshi. Une vidéo de quelques grands maitres tels que Nishiyama, Kanazawa ou Nakayama.
2. Gichin Funakoshi
Gichin Funakoshi est le fondateur du Karate moderne. Il est né le 10 novembre 1868 à Shuri, sur l’île d’Okinawa, dans une famille de la classe des Shizoku (l’ancienne noblesse guerrière). C’est dans ce contexte, alors que la pratique du Karaté (encore appelé Toudi ou Tang Te à l’époque) restait un enseignement discret transmis de maître à élève, qu’il commence sa formation dès l’école primaire.
Il étudie le Shuri-Te auprès du maître Yasutsune Azato et le Naha-Te auprès du maître Yasutsune Itosu, deux des plus grandes figures du Karaté d’Okinawa de la fin du 19ème siècle. C’est de la fusion de ces deux traditions techniques, affinée pendant des décennies de pratique et d’enseignement, que naîtra ce qui deviendra plus tard le style Shotokan.
Ce n’est qu’à l’âge de 53 ans, en 1922, que Funakoshi entreprend sa véritable mission : faire connaître le Karaté au-delà d’Okinawa. Invité à faire une démonstration à Tokyo devant le ministère de l’éducation, il décide de s’installer sur l’archipel principal du Japon pour y enseigner de façon permanente, alors même que le Karaté y est encore largement inconnu. Il enseigne dans plusieurs grandes universités japonaises (Keio, Waseda, Takushoku…), contribuant à structurer et diffuser un art martial jusqu’alors informel en une discipline codifiée et respectée.
Le nom Shotokan vient de son nom de plume, Shoto (« les pins qui ondoient »), utilisé pour signer ses poèmes : ses élèves l’inscrivirent au-dessus de l’entrée du dojo où il enseignait, donnant naissance au nom du style sans que Funakoshi lui-même ne l’ait choisi. En 1949, à la création de la Japan Karate Association (JKA), il en devient le président d’honneur, consacrant sa vie entière à la transmission de son art plutôt qu’à la compétition, une notion qui n’existait d’ailleurs pas encore sous sa forme moderne à ses débuts.
Poète et philosophe autant que combattant, Funakoshi est resté célèbre pour ses préceptes moraux, notamment les vingt principes du Karaté (Niju Kun), qui insistent sur le développement du caractère avant la technique elle-même — l’un d’eux résume à lui seul sa philosophie : « Le karaté commence et finit par le respect ». Il s’éteint le 26 avril 1957 à Tokyo, à l’âge de 88 ans, laissant derrière lui un art martial pratiqué aujourd’hui par des dizaines de millions de personnes à travers le monde, et une lignée de styles (Shotokan, mais aussi indirectement Kyokushinkai et bien d’autres) qui continuent de se réclamer de son héritage.
Gichin Funakoshi nous a légué 20 principes :
1- N’oubliez jamais que le karaté commence et se termine par la courtoisie;
2- Il n’y a pas de première attaque en karaté ;
3- Le karaté cultive l’estime en soi ;
4- Commencez par vous connaître vous même avant d’essayer de connaître les autres ;
5- L’esprit précède la technique ;
6- Réagissez avec un esprit indomptable ;
7- Ne vous complaise pas dans les echecs ;
8- Ne croyez pas que l’entraînement du karaté soit limité au dojo ;
9- Le karaté est la recherche de le longévité ;
10- Quand vous aurez découvert en quoi le karaté s’applique à la vie de tous les jours, vous aurez découvert son essence ;
11- Le karaté est comme l’eau chaude,si sa chaleur s’échappe, il devient froid ;
12- Plutôt que de vous préocuper de gagner, penser à ne pas perdre ;
13- Changez votre tactique en fonction des mouvements de votre adversaire ;
14- L’issue de tout combat dépend du contrôle des zones protégées et non protégées ;
15- Imaginez que vos mains et vos pieds sont des sabres ;
16- Quand vous sortez, imaginez qu’un million d’adversaire vous guettent ;
17- Les postures fermes sont necessaires aux débutantsjusqu’à ce que ces postures deviennent naturelles comme une seconde nature ;
18- Même si le combat réel n’est jamais deux fois le même, les principes des katas ne changent jamais ;
19- N’oubliez ni vos points forts ni vos faibesses, ni comment étirer et contracter vos muscles, ni l’exécution correcte des techniques ;
20- Cherchez constamment à progresser .

3. Masatoshi Nakayama
Masatoshi Nakayama est connu comme étant le "père" de la JKA (Japan Karate Association) et le bras droit de Funakoshi Gichin Sensei. Masatoshi Nakayama Sensei est né le 13 avril 1913 dans la préfecture de Yamaguchi, au Japon. Issu d’une famille ancrée dans l’histoire les arts martiaux, Nakayama pratiquait dans sa jeunesse le Kendo puis ensuite est passé au karaté.
Maître Gichin Funakoshi a choisi le jeune Nakayama comme instructeur principal de la JKA qu’il avait fondé à un âge avancé. En 1947, Nakayama est devenu l’entraîneur de l’équipe de Karate à l’Université Takushoku. En 1952, il a été embauché comme membre du personnel d’éducation physique et après avoir terminé ses études dans cette branche, il est devenu le directeur de la faculté.
Parmi ses nombreuses réalisations figurent la création de la fondation et de la structure initiale du karaté sportif, le programme JKA de formation d’instructeurs, et l’expansion du Karate aux états-Unis et dans le reste du monde.
En 1965, il publie son livre "The Dynamics of Karate" (2 volumes) et en 1977 la série "The Best Karate". D’autres livres de grande notoriété sont "Karate Karate" (5 volumes) et "Superior Karate" (11 volumes).
Masatoshi Nakayama est décédé en 1987 à Tokyo. Nous avons reproduit son article "L’âme du Karate Do" sur ce site.

4. Hirozaku Kanazawa
Immense combattant décédé en 2020. Fondateur du SKI.
5. Taiji Kase
Né le 9 février 1929, il est décédé le 24 novembre 2004, Taiji Kase a développé le Karate Shotokan en France mais plus largement dans le monde entier. Immense maître, devenu une légende. Le Karate français lui doit énormément. Il était 9ème dan.
En 1989, Kase et Shirai ont fondé le World Karate-Do Shotokan Academy (WKSA). Kase l’appelait “Shotokan Ryu Kase Ha” qui signifie Shotokan avec la touche Kase.

6. Sensei Masao Kagawa
8ème dan, Masao Kagawa est un ancien champion et grand maître, actuellement directeur de la JKS. Il est né en 1955 à Osaka et ne commence le Karate qu’à 17 ans. Il appris auprès de grands professeurs tels que sensei Abe, sensei Asai, sensei Ueki y sensei Tanaka. Son Kata favori lors de ses compétitions était Sochin, en vidéo ci-dessous.

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